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| Venus verrucosa | Mactra stultorum | Pecten maximus | Scrobicularia plana | Saccella commutata | Tellinella virgata |
syn. Lamellibranchiata Blainville, 1816; Pelecypoda Goldfuss, 1820.
La coquille des bivalves se compose de deux parties (les valves)
s'articulant selon une charnière (le plus souvent ornée de dents de
formes variables) et reliées par un ligament dorsal (qui peut
être interne ou externe). La coquille est maintenue fermée grâce aux muscles
adducteurs qui peuvent être deux (= isomyaire ou anisomyaire selon
que les muscles sont égaux en taille ou pas) mais parfois seulement un
seul (= monomyaire).
Les valves ont évidemment un air de ressemblance, mais à un niveau
variable : elles peuvent être symétriques l'une par rapport à l'autre
(l'une est la vue de l'autre dans un miroir comme chez les Praires ou
les Coques) et l'on parle alors de coquille équivalve, ou elles
présentent au contraire des différences très nettes (comme chez la
coquille Saint-Jacques par exemple) et la coquille est alors
inéquivalve.
Une valve est en fait un enroulement en spirale (comme chez un
gastéropode, mais en beaucoup plus aplati), avec une coquille
embryonnaire qui est l'umbo (encore parfois appelé sommet).
On observe habituellement une valve en plaçant l'umbo vers le haut et le
bord correspondant est appelé le bord dorsal (l'autre bord est
le bord ventral). Chaque valve peut être symétrique par rapport
à un axe vertical passant par l'umbo, et on parle alors de valve
symétrique ou équilatérale. Si ce n’est le cas, la valve est
alors dite asymétrique ou inéquilatérale.
Pour déterminer où se trouvent les valves gauche et droite,
on examine la coquille par le bord dorsal, avec le ligament placé en
dessous des umbos (le côté postérieur est donc en bas) : la valve
gauche est alors effectivement celle qui se trouve à gauche (voir
schéma). Quand les umbos ne sont pas orientés verticalement au centre,
ils sont le plus souvent orientés vers la droite (gauche) quand on
regarde l'extérieur de la valve droite (gauche) – exceptions : les
Nuculidae, les Arcoidea et certains Galeommatoidea.
Les deux valves s'articulent selon une charnière qui comporte
le plus souvent des dents. On distingue différents types :
* charnière taxodonte : les deux valves ont une charnière semblable avec
des dents semblables nombreuses, petites et régulières, parallèlement
disposées sur un plateau cardinal bien développé
* charnière dysodonte : elle se réduit à quelques dents symétriques ou à
des lamelles surtout développées en arrière du ligament puissant, lequel
tend en ce cas à s'allonger dans une large fossette triangulaire. Ce
type de charnière correspond à des coquilles anisomyaires ou monomyaires
* charnière hétérodonte : cette charnière a des dents qui ne sont pas
semblables : 2 ou 3 dents cardinales, plus développées, et des dents
latérales, antérieures et postérieures, peu nombreuses (7 au maximum sur
chaque valve) et dissemblables.
Elle peut être de trois sous-types :
** schizodonte aux dents cardinales fortes et crénelées ;
** desmodonte avec la présence sur la charnière de cuillerons portant le
ligament ;
** pachyodonte avec très peu de dents, épaisses et très déformées.
* charnière anodonte : cette charnière n'a pas de dents (mais un
ligament puissant).
Les bivalves n'ont pas de tête. Le manteau entoure les organes
et génère la coquille. Il laisse une trace (= ligne palléale)
sur la surface intérieure des valves. Les reins sont en forme de U.
Les extrémités postérieures du manteau forment souvent des prolongements
en forme de tubes, les siphons. Leur forme est variable selon
l'espèce : ils peuvent être séparés ou au contraire partiellement ou
totalement soudés, assez longs et flexibles ou au contraire courts et
relativement rigides. Leur rôle est de permettre une circulation d'eau à
l'intérieur de la cavité palléale vers les branchies : le siphon dorsal
est exhalant, le ventral est inhalant et est pourvu de
papilles sensitives permettant un certain contrôle des particules
entrantes. Les siphons laissent une trace sur la surface intérieure des
valves par la présence d'un renfoncement dans la ligne palléale :
le sinus palléal. Quand il existe, le sinus palléal est à gauche
dans la valve gauche.
Les bivalves trouvent leur oxygène dans l'eau au moyen de branchies (le
terme scientifique est "cténidies"). Au nombre de deux, elles sont
placées symétriquement de chaque côté du corps. L'eau les atteint en
pénétrant par l'entrebâillement des valves ou en suivant le courant créé
par les siphons.
Les bivalves possèdent un pied, le plus souvent en forme de cône
ou de langue, qui sort par la partie antérieure de la coquille et lui
permet de creuser le substrat pour s'y enfoncer.
Leur taille (principalement la longueur d'une valve) est très variable:
de 140 cm (cas du Bénitier - poids d'une valve = 115 kg) à 0.5
mm.
Le nombre d'espèces de bivalves est de l'ordre de 50 000 espèces.
On les trouve dans le monde entier. Ils sont présents dans tous les
milieux aquatiques : milieux: marins et eaux douces.
Voici les principaux termes utilisés pour décrire une coquille de bivalve :

Autobranchia
Protobranchia
©
Claude Vilvens - Dernière mise à jour : 1er février 2026