A la découverte des mollusques et de leur systématique
(Claude Vilvens)

Classe :
Bivalvia
Linnaeus, 1758
 






Venus verrucosa Mactra stultorum Pecten maximus Scrobicularia plana Saccella commutata Tellinella virgata

syn. Lamellibranchiata Blainville, 1816; Pelecypoda Goldfuss, 1820.

La coquille des bivalves se compose de deux parties (les valves) s'articulant selon une charnière (le plus souvent ornée de dents de formes variables) et reliées par un ligament dorsal (qui peut être interne ou externe). La coquille est maintenue fermée grâce aux muscles adducteurs qui peuvent être deux (= isomyaire ou anisomyaire selon que les muscles sont égaux en taille ou pas) mais parfois seulement un seul (= monomyaire).

Les valves ont évidemment un air de ressemblance, mais à un niveau variable : elles peuvent être symétriques l'une par rapport à l'autre (l'une est la vue de l'autre dans un miroir comme chez les Praires ou les Coques) et l'on parle alors de coquille équivalve, ou elles présentent au contraire des différences très nettes (comme chez la coquille Saint-Jacques par exemple) et la coquille est alors inéquivalve.
Une valve est en fait un enroulement en spirale (comme chez un gastéropode, mais en beaucoup plus aplati), avec une coquille embryonnaire qui est l'umbo (encore parfois appelé sommet).

On observe habituellement une valve en plaçant l'umbo vers le haut et le bord correspondant est appelé le bord dorsal (l'autre bord est le bord ventral). Chaque valve peut être symétrique par rapport à un axe vertical passant par l'umbo, et on parle alors de valve symétrique ou équilatérale. Si ce n’est le cas, la valve est alors dite asymétrique ou inéquilatérale.

Pour déterminer où se trouvent les valves gauche et droite, on examine la coquille par le bord dorsal, avec le ligament placé en dessous des umbos (le côté postérieur est donc en bas) : la valve gauche est alors effectivement celle qui se trouve à gauche (voir schéma). Quand les umbos ne sont pas orientés verticalement au centre, ils sont le plus souvent orientés vers la droite (gauche) quand on regarde l'extérieur de la valve droite (gauche) – exceptions : les Nuculidae, les Arcoidea et certains Galeommatoidea.

Les deux valves s'articulent selon une charnière qui comporte le plus souvent des dents. On distingue différents types :
* charnière taxodonte : les deux valves ont une charnière semblable avec des dents semblables nombreuses, petites et régulières, parallèlement disposées sur un plateau cardinal bien développé
* charnière dysodonte : elle se réduit à quelques dents symétriques ou à des lamelles surtout développées en arrière du ligament puissant, lequel tend en ce cas à s'allonger dans une large fossette triangulaire. Ce type de charnière correspond à des coquilles anisomyaires ou monomyaires
* charnière hétérodonte : cette charnière a des dents qui ne sont pas semblables : 2 ou 3 dents cardinales, plus développées, et des dents latérales, antérieures et postérieures, peu nombreuses (7 au maximum sur chaque valve) et dissemblables.
Elle peut être de trois sous-types :
** schizodonte aux dents cardinales fortes et crénelées ;
** desmodonte avec la présence sur la charnière de cuillerons portant le ligament ;
** pachyodonte avec très peu de dents, épaisses et très déformées.
* charnière anodonte : cette charnière n'a pas de dents (mais un ligament puissant).

Les bivalves n'ont pas de tête. Le manteau entoure les organes et génère la coquille. Il laisse une trace (= ligne palléale) sur la surface intérieure des valves. Les reins sont en forme de U.

Les extrémités postérieures du manteau forment souvent des prolongements en forme de tubes, les siphons. Leur forme est variable selon l'espèce : ils peuvent être séparés ou au contraire partiellement ou totalement soudés, assez longs et flexibles ou au contraire courts et relativement rigides. Leur rôle est de permettre une circulation d'eau à l'intérieur de la cavité palléale vers les branchies : le siphon dorsal est exhalant, le ventral est inhalant et est pourvu de papilles sensitives permettant un certain contrôle des particules entrantes. Les siphons laissent une trace sur la surface intérieure des valves par la présence d'un renfoncement dans la ligne palléale :  le sinus palléal. Quand il existe, le sinus palléal est à gauche dans la valve gauche.

Les bivalves trouvent leur oxygène dans l'eau au moyen de branchies (le terme scientifique est "cténidies"). Au nombre de deux, elles sont placées symétriquement de chaque côté du corps. L'eau les atteint en pénétrant par l'entrebâillement des valves ou en suivant le courant créé par les siphons.

Les bivalves possèdent un pied, le plus souvent en forme de cône ou de langue, qui sort par la partie antérieure de la coquille et lui permet de creuser le substrat pour s'y enfoncer.

Leur taille (principalement la longueur d'une valve) est très variable: de 140 cm (cas du Bénitier - poids d'une valve = 115 kg) à 0.5 mm.

Le nombre d'espèces de bivalves est de l'ordre de 50 000 espèces.

On les trouve dans le monde entier. Ils sont présents dans tous les milieux aquatiques : milieux: marins et eaux douces.

Voici les principaux termes utilisés pour décrire une coquille de bivalve :

Sous-classes

Autobranchia  
Protobranchia  



© Claude Vilvens - Dernière mise à jour : 1er février 2026