Mollusques marins.
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| Conus aulicus | Conus geographus | Conus_marmoreus | Conus striatus | Conus textile | Conus betulinus |
noms vernaculaires: Cônes – Cones.
Coquille conique, assez lourde, à spire plus ou moins basse et à labre aigu, aux couleurs très variables et aux ornementations souvent spectaculaires. Ouverture longue et assez étroite. Columelle non plissée. Periostracum.
Opercule allongé, de forme correspondant à l’ouverture.
Ils sont de taille moyenne à grande (de 10 mm à plus de 200 mm).
Les oeufs sont déposés dans des capsules en forme de bourse.
Les cônes sont carnivores. L'animal possède une longue trompe charnue qu'il peut projeter loin en avant. Venimeux, les cônes disposent de dents radulaires particulières: en fait, une dent marginale enroulée longitudinalement sur elle-même en forme de harpon (avec une ou 2-3 barbes), reliées par un canal à une glande à venin, est amenée à l'extrémité du proboscis (le museau). Ces dents sont donc creuses et munies d'un crochet. D'autres dents se trouvent en réserve dans le sac radulaire. Elles sont introduites une par une à l'extrémité de la trompe et, après la piqûre, elles restent dans les tissus de la victime ou sont éjectées si la trompe rate son but. Une nouvelle dent sort alors du sac radulaire.
On peut distinguer trois groupes :
1) les piscivores ( C. geographus, C. striatus, C. magus)
: les dents radulaires sont longues et unies, avec des barbes terminales
prononcées. On considère ces cônes comme les plus dangereux avec C.
catus, C. obscurus et C. tulipa.
2) les molluscivores ( C. textile, C. gloriamaris) :
les dents radulaires sont des hampes dentées en scie, avec une barbe
basale proéminente.
3) les vermivores (C. betulinus, C. leopardus, C. quercinus)
: les dents radulaires sont courtes, très dentées en scie, avec des
barbes terminales peu développées et une barbe basale très grande. On
considère ces cônes comme les moins dangereux : leur piqûre n'est pas
plus intense que celle d'une puce.
Certaines espèces sont dangereuses pour l'homme (C. aulicus, C. geographus, C. marmoreus, C. striatus, C. textile et C. tulipa).
Leurs venins de prédation et de défense contiennent des centaines de peptides bioactifs dont l’ω-conotoxine ziconotide, première conotoxine thérapeutique utilisée dans le traitement des douleurs chroniques intenses et pharmacorésistantes aux traitements antalgiques recommandés comme la morphine.
Ils vivent dans les mers chaudes, principalement tropicales, sous les pierres, dans des trous et des fentes de récifs coraliens.
Les coquilles de cônes sont très recherchées par les collectionneurs et sont souvent d'un prix assez élevé.
La systématique des Conidae a été remaniée par N. Puillandre, T. F.
Duda, C. Meyer, B. M. Olivera and P. Bouchet en 2015, sur base d'analyse
moléculaire. En ce qui concerne les espèces apparentées au genre Conus,
ces auteurs ont choisi de les répartir dans plus de 50 sous-genres,
plutôt que d'admettre une pléthore de genres distincts de Conus s.s.
Ils ont agi de même pour le genre Conasprella avec plus de 10
sous-genres.
Les raisons invoquées de cette manière de faire, qui va quelque peu à
l'encontre de la tendance générale en malacologie, sont la limitation
raisonnable du nombre de genres au sein des Conidae, la volonté de
garder pour de nombreuses espèces le lien avec le genre éponyme Conus
et permettre une communication plus aisée entre les groupes ainsi
reconnus..



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Claude Vilvens - Dernière mise à jour : 30 septembre 2025